Tous les bénéficiaires enregistrés sont traités avec dignité, respect et intégrité par les employés de du Centre, les animateurs de projet que nous sommes et les sponsors /donateurs, et l’incidence de l’extrême vulnérabilité, comme l’abus ou l’exploitation, est considérablement réduit.

La protection de l’enfant consiste à protéger les enfants dans les projets  contre les formes de vulnérabilités extrêmes telles que l’abus et l’exploitation.

Cela se fait en :

  • Procurant un environnement positif et sécurisant aux enfants pour leur permettre de réaliser pleinement leur potentiel.
  • Recourant à l’engagement actif d’adultes bienveillants qui les entourent pour prendre soin d´eux dans la dignité, le respect et toujours dans l’intégrité.
  • Prévenant et en réduisant les risques de perpétration d’abus et d’autres vulnérabilités grâce à l’application des politiques, stratégies et procédures de protection de l’enfant.
  • Éduquant les enfants afin qu´ils puissent reconnaitre les limites du comportement acceptable en ce qui a trait à l’abus physique, sexuel, émotionnel et verbal.

 

Le mauvais traitement des enfants est un phénomène global. Il se produit dans toutes sociétés et pays confondus. Il peut être physique, sexuel, émotionnel et comprend également la négligence des enfants et des adolescents. Il est presque toujours possible de l’éviter. Le Centre de Développement des Enfants Ebenezer de Gadjagan s’engage à prévenir et à intervenir de manière rapide et appropriée dans toute situation qui touche à la protection des enfants et des adolescents, ou en cas de mauvais traitement et d’incidents dont ils pourraient être victimes.

Les mauvais traitements et la violence sur les enfants se produisent à un niveau global et dans toutes sortes de contextes. Les accidents et incidents dont sont victimes les enfants se produisent généralement de façon subite et inopinée. Ces événements provoquent une perturbation des fonctions de travail traditionnelles et présentent un danger important ou un risque pour l’enfant ou l’adolescent. Ils comprennent :

  • l’agression physique ou sexuelle
  • l’agression verbale grave, y compris les menaces
  • l’accident de la circulation
  • la blessure grave
  • la catastrophe naturelle
  • l’incendie
  • l’attentat ou la prise d’otage
  • l’explosion ou autres dangers liés au gaz ou aux produits chimiques
  • l’exposition à un contenu pornographique sur support électronique ou sous toute autre forme, etc.…

Cette procédure décrit de manière claire et concise les formes et degrés d’abus et de maltraitance dont sont victimes les enfants et adolescents en général et offre un guide de référence, une base d’orientation et d’actions pour le personnel d’exécution du projet TG0710 CDEJ EBENEZER GADJAGAN  GADJAGAN dans le domaine de la défense des droits des enfants et adolescents et leur protection en cas de victime d’abus. C’est un modèle qui peut être amélioré et actualisé suivant les réalités pratiques.

Les formes d’abus et de violence dont sont victimes les enfants sont de degré divers et comprennent

1. La violence physique

Bien des adultes psychologiquement peu équilibrés perdent le contrôle de leurs actes et frappent leurs enfants (c’est notamment le cas des alcooliques et des dépressifs). D’autres en font un mode d’éducation. Les dégâts sont d’autant plus importants quand il s’agit d’enfants en bas âge, fragiles, qui sont dans l’incapacité de se défendre. Il faut également évoquer les  » petites violences  » quotidiennes, c’est à dire les parents adeptes de la petite fessée qui ne fait pas de mal, la petite claque qui fait du bien et le coup de pied au derrière qui n’a jamais tué personne ! Ces sévices, que beaucoup considèrent comme normaux ou en tout cas pas très graves, peuvent également laisser de graves traces.

2. Les agressions sexuelles

Un abus sexuel est toute contrainte (verbale, visuelle ou psychologique) ou tout contact physique, par lesquels une personne se sert d’un enfant, d’un adolescent ou d’un adulte, en vue d’une stimulation sexuelle, la sienne ou celle d’une tierce personne. Il y a plusieurs comportements et actes que nous

posons dans l’ignorance, mais qui dans le futur ont des effets néfastes sur les enfants. Lorsqu’on parle d’abus sexuel, on pense au contact physique, certes, plus grave qu’une contrainte verbale. Mais il faut savoir que tout abus constitue une violation du caractère sacré et de l’intégrité de la personne humaine et provoque toujours un traumatisme. Parmi ses actes on peut citer :

  • La sollicitation sexuelle directe ; l’usage de termes sexuels ; la séduction subtile ; l’insinuation. Tout cela vis-à-vis d’une personne qui ne désire pas les entendre.
  • L’emploi de matériel pornographique ; le regard insistant sur certaines parties du corps ; le fait de se dévêtir, de se montrer nu, ou de pratiquer l’acte sexuel à la vue de quelqu’un. Ici encore, sans que la personne le désire.
  • La violation de la frontière entre le relationnel et le sexuel (un intérêt excessif pour la sexualité de son enfant) ou entre le physique et le sexuel (des lavements répétés ; un intérêt trop marqué pour le développement physique d’un adolescent).
  • Le contact physique assez grave (baiser, attouchement du corps à travers les vêtements, que ce soit par la force ou non, avec ou sans pression psychologique ou affective), grave (attouchement ou pénétration manuels ; simulation de rapports sexuels, contact génital, tout cela avec ou sans violence physique), ou très grave (viol génital, anal ou oral, obtenu de quelque manière que ce soit, par la force ou non).

Ces agressions occasionnent de graves dommages physiques et psychologiques. La plupart des agressions sont commises par des membres de la famille très proches

3. Les agressions psychologiques

Il s’agit là d’adultes qui n’hésitent pas à humilier l’enfant ou l’adolescent sur la base d’un défaut physique, de difficultés scolaires, etc.… Il s’agit également de ses parents qui souhaitent avoir un enfant modèle et qui l’obligent à pratiquer de manière intensive une activité physique ou intellectuelle. Il s’agit enfin des sévices qui consistent à enfermer un enfant dans un placard, dans une pièce toute noire ou de lui faire peur en permanence.

4. La négligence

C’est une situation dans laquelle le responsable de l’enfant, de façon délibérée ou en raison d’une inattention inhabituelle, lui fait éprouver des souffrances réelles évitables ou ne lui donne pas les ingrédients généralement considérés essentiels au développement des capacités physiques, intellectuelles et émotives d’une personne. Elle désigne aussi l’incapacité des parents ou du responsable de l’enfant d’assurer à celui-ci des soins de santé; de le surveiller; de lui assurer une alimentation saine; de voir à son hygiène personnelle; de lui manifester de l’affection; de l’éduquer; ou de lui assurer un logement sécuritaire. Elle comprend également l’abandon ou l’expulsion d’un enfant, ainsi que différentes formes d’inattention aux besoins de celui-ci. Certains parents ne répondent jamais aux besoins de leur enfant et ce, généralement de nombreuses façons. Cette situation finit par affecter de façon négative la santé et le développement de l’enfant. En général, ces parents ne se sentent pas coupables de leurs omissions, et souvent, ils sont simplement incapables de reconnaître les conséquences dommageables de l’état de négligence chronique dans lequel se trouve leur enfant.

Cette procédure après adoption, s’applique à tous les cas d’abus dont seront victimes les enfants ou adolescents du CDEJ EBENEZER GADJAGAN.

Chaque membre du staff du CDEJ EBENEZER GADJAGAN a pour devoir de protéger les enfants du projet contre les risques d’abus résultant de la maltraitance et l’exposition à des informations préjudiciables. Outre le Coordinateur, le staff du projet désignera parmi les animateurs, une personne responsable de la protection de l’enfance au niveau du Centre. Elle doit être disponible au besoin afin d’assurer la sécurité et le bien-être des enfants et des adolescents et doit traiter chaque cas dans la confidentialité en favorisant toujours l’intérêt de l’enfant. Elle est responsable de la protection des enfants et des adolescents même en dehors du Centre.

Les membres du staff du CDEJ EBENEZER GADJAGAN  (Pasteur, membre du CPC,  Animateurs, Volontaires, Parents et Enfants), adultes, enfants et adolescents ne doivent en aucun cas:

  • Frapper ou abuser physiquement/psychologiquement des enfants ou des adolescents.
  • Développer des relations sexuelles avec d’autres enfants ou adolescents.
  • Développer des relations avec des enfants ou adolescents qui pourraient être perçues comme un abus ou une exploitation.
  • Agir de manière pouvant être perçue comme abusive ou pouvant présenter un risque d’abus pour les enfants ou les adolescents.
  • Utiliser un langage, faire des suggestions, ou offrir des conseils inappropriés, offensants, ou abusifs.
  • Avoir une attitude physique inappropriée ou sexuellement provocante.
  • Dormir dans la même chambre qu’un enfant ou un adolescent (Sauf indication contraire précédemment convenue avec les parents ou tuteurs).
  • Aider l’enfant ou l’adolescent dans son entretien personnel lorsqu’il peut le faire lui-même.
  • Tolérer ou participer à un comportement illégal, abusif et dangereux de la part de l’enfant ou l’adolescent.
  • Agir de manière pouvant humilier, rabaisser, ou dévaloriser les enfants ou les adolescents, ou commettre tout acte d’abus émotionnel.
  • Faire preuve de discrimination, de favoritisme, offrir un traitement préférentiel envers un enfant ou adolescent et favoriser l’exclusion des autres.
  • Ne pas respecter la confidentialité et les informations personnelles de tous les enfants et

adolescents.

  • Exposer l’enfant ou l’adolescent à un contenu pornographique sur support électronique ou sous toute autre forme : Les enfants et adolescents ont le droit à la protection contre les informations qu’ils n’ont pas besoin de connaître et pour lesquelles ils n’ont pas la compréhension ou la maturité nécessaire pour les affronter. Ceci est valable spécialement dans le cas d’informations à caractère sexuel. L’exposition à ces informations est possible durant les présentations et les discussions, qu’elles soient orales, écrites ou visuelles ou transmises par tout autre moyen de communication. Ceci signifie:
  • Pas d’étude de cas ni de récit choquant ou déplacé.
  • Pas d’image choquante.
  • Pas de témoignage personnel et émotionnel d’abus et d’exploitation.
  • Pas de reconstitution ou de mise en scène représentant un viol ou autre acte de nature sexuelle ou violente.
  • Pas de sensibilité envers les autres cultures.
  • Pas de langage inapproprié ou insultant.

Chaque adulte doit être vigilant face à ces situations et est responsable de la protection de tout enfant et adolescent participant aux activités du projet. Les animateurs plus particulièrement doivent être prêts à interrompre toute discussion ou présentation jugée inappropriée et doivent rappeler aux volontaires que:

  • La protection de l’enfant est obligatoire.
  • Les activités doivent rester dans un cadre purement professionnel.
  • L’arrêt des séances peut s’avérer nécessaire.

1.Sensibilisation et Vigilance

Tous les acteurs de la vie du CDEJ EBENEZER GADJAGAN  doivent être formés et sensibilisés sur :

  • Les formes et la nature des mauvais traitements
  • L’importance de la protection de l’enfance
  • Leur rôle respectif dans le processus de protection des enfants.

Les volontaires offrant un encadrement aux enfants assument la responsabilité de :

  • L’évaluation des risques,
  • La création d’un environnement sûr
  • L’apport d’une assistance en cas de besoin, tout en restant vigilant quant à la participation des enfants et adolescents.

2.Agir

En cas de victime d’abus d’un enfant ou adolescent enregistré au projet, la Personne Responsable de la Protection de l’Enfance ou le Coordinateur doit :

  • Considérer sérieusement tous les problèmes apparus,
  • Contacter et consulter le CPC et le Facilitateur de partenariat pour le rapportage dans un délai de 48 heures,
  • Contacter et informer les familles de l’enfant ou adolescent concerné à propos de l’incident et leur offrir l’assistance nécessaire,
  • Estimer le type de soutien spécifique nécessaire,
  • Mettre immédiatement en place une assistance à l’enfant ou l’adolescent concerné par l’incident,
  • Soumettre l’enfant ou l’adolescent concerné à une assistance médicale si nécessaire,
  • Etablir un rapport d’incident pour relater les détails de l’affaire,
  • Contacter et consulter les membres du personnel médical ou des services compétents et avérés,
  • Appliquer tout au long du processus les principes des « meilleurs intérêts pour l’enfant ».

Dans la mesure du possible, les actions suivantes peuvent être entreprises :

  • CAS D’ABUS PHYSIQUE

En cas de victime d’abus physique d’un enfant ou adolescent enregistré au projet, la Personne Responsable de la Protection de l’Enfance ou le Coordinateur doit :

  • Conduisent l’enfant à un poste de police ou de gendarmerie le plus proche pour déposer une plainte contre l’agresseur
  • Confier l’enfant victime à l’agent de santé pour être conduit chez un médecin pour l’expertise médicale et les soins médicaux avérés
  • Mettre à la disposition de l’enfant victime des personnes ressources pour lui apporter le soutien nécessaire
  • Rencontrer le parent ou tuteur de l’enfant pour le conscientiser
  • Faire des visites inopinées pour s’assurer de l’évolution de la situation de l’enfant.

Si le problème perdure :

  • Porter plainte devant les services compétents
  • Placer l’enfant dans une famille d’accueil
  • CAS D’ABUS PSYCHOLOGIQUE

En cas de victime d’abus psychologique d’un enfant ou adolescent enregistré au projet, la Personne Responsable de la Protection de l’Enfance ou le Coordinateur doit :

  • Ecouter l’enfant victime
  • Confier l’enfant victime à l’agent de santé pour être conduit chez un médecin pour l’expertise médicale et les soins médicaux avérés
  • Faire consulter l’enfant victime par un psychologue si nécessaire
  • Rencontrer le parent ou tuteur de l’enfant pour le conscientiser
  • Faire des visites inopinées pour s’assurer de l’évolution de la situation de l’enfant.

Les victimes d’abus émotionnels souhaitent le plus souvent être écartés de leur agresseur, internaliser ou externaliser les émotions en insultant l’agresseur. Pour ce faire, si le problème perdure :

  • Porter plainte devant les services compétents
  • Placer l’enfant dans une famille d’accueil
  • CAS D’ABUS SEXUEL

En cas de victime d’abus sexuel d’un enfant ou adolescent enregistré au projet, la Personne Responsable de la Protection de l’Enfance ou le Coordinateur doit :

  • Conduisent l’enfant à un poste de police ou de gendarmerie le plus proche pour déposer une plainte contre l’agresseur
  • Confier l’enfant victime à l’agent de santé pour être conduit chez un médecin pour l’expertise médicale et les soins médicaux avérés
  • Des personnes ressources seront mises à la disposition de l’enfant pour l’écouter et lui apporter un soutien pour surmonter le choc.
  • Suivre la plainte pour que l’agresseur comparaisse et soit puni selon la loi.

NB : Toutes les preuves doivent être préservées et  gardées toutes  intactes;  on évitera de laver et de jeter les habits.

Les conséquences psychologiques des victimes d’abus sexuel impliquent culpabilité, reviviscence, cauchemars, insomnie, peur de tout ce qui est associé à la maltraitance (objets, odeurs, visite chez le médecin, etc.), faible estime de soi, problèmes sexuels, douleur chronique, toxicomanie, automutilation, idées suicidaires, complaintes somatiques, dépression, trouble de stress, anxiété, peur d’une nouvelle victimisation à l’âge adulte. Pour ce faire, il s’avère indispensable de faire consulter l’enfant victime par  un psychologue.

  • CAS DE NEGLIGENCE

En cas de victime de négligence d’un enfant ou adolescent enregistré au projet, la Personne Responsable de la Protection de l’Enfance ou le Coordinateur doit :

  • Ecouter l’enfant victime
  • Prendre les dispositions idoines pour pourvoir aux besoins immédiats de l’enfant.
  • Rencontrer le parent ou tuteur de l’enfant pour le conscientiser
  • Faire des visites inopinées pour s’assurer de l’évolution de la situation de l’enfant.

Si le problème perdure :

  • Porter plainte devant les services compétents
  • Placer l’enfant dans une famille d’accueil
  • Cas général : Suivi et compte-rendu

Les services compétents et avérés seront contactés à la suite d’un incident afin de mettre en place les soutiens nécessaires pour l’enfant, l’adolescent et toute autre personne directement touchée ou impliquée dans l’incident. Selon les circonstances ceux-ci peuvent inclure : les services de sécurité (Police et gendarmerie), les services d’assistance médicale, les services juridiques (le Juge de enfants), les ONG de protection et de défense de droit des enfants.

Les directives en matière de rapport d’incident et d’urgences impliquant des enfants et des adolescents ont été élaborées spécifiquement pour les situations où la sécurité et/ou le bien-être de l’enfant ou de l’adolescent est compromis. Toute plainte ou préoccupation concernant la protection de l’enfant ou l’adolescent peut être communiquée par écrit ou verbalement à la Personne Responsable de la Protection de l’Enfance ou au Coordinateur qui la traitera avec la plus stricte confidentialité et s’assurera qu’elle est traitée correctement et qu’une réponse appropriée y est apportée.

En cas d’urgence, contacter :

  • Équipe de protection de l’enfance du CDEJ EBENEZER GADJAGAN :
  • 92 – 74 – 48 – 24 : Le Coordinateur, responsable de la protection des enfants.
  • 93 – 88 – 87 – 28 : La Présidence du CPC
  • 97 – 03 – 00 – 81 : Volontaire NUTSULEY ;
  • 93 – 88 – 87 – 27 : L’Agent de santé
  • Urgence
  • 117 : Police secourt
  • 118 : Sapeurs-Pompiers
  • 90-26-34-20 : DPS AGOU
  • 90-02-20-36 : CB Avetonou